Les solutions intégrées sont l’avenir des logiciels d’automates

Les solutions intégrées sont l’avenir des logiciels d’automates

Un nombre croissant de banques opte pour une architecture de logiciel de libre-service plus évoluée, incorporant une application client multi-constructeurs dans une solution plus étendue pour le canal automates. Elles souhaitent également intégrer les automates avec les autres canaux bancaires, afin d’améliorer le choix et les services proposés à leurs clients.
Banking Automation Bulletin s’est récemment entretenu avec Aurigades tendances actuelles du marché des logicielsde gestion des automates.
Auriga est éditeur de solutions multicanales pour la banque de détail. La solution libre-service d’Auriga englobe un grand nombre d’éléments de la chaîne de valeur, ce qui lui donne une perspective unique et large du marché.
 
Banking Automation Bulletin (B) : Quels freins retiennent les banques d’adopter des logiciels évolués pour la gestion des automates ?
 
Auriga (A) :L’automate est devenu un maillon clé entre les banques et leurs clients, si bien que ce canal est traité avec précaution.En outre, de par la nature fragmentée dessolutions d’exploitation des réseaux, on ne dispose pas d’une solution globale fournie par un acteur unique. Vous pouvez avoir un serveur d’autorisation d’un fournisseur qui piloteun automate suivant un protocole appartenant à un constructeur (dont vous ne possédez en fait aucun automate), alors que la supervision est assurée par un autre fournisseur, et vous avez là une solution fragmentée, sans propriétaire bien défini.
Certains de ces problèmes ont été soulignés dans l’étude récente de RBR portant sur les logiciels multi-constructeurs, qui remarque cependant que les banques reconnaissent les avantages à adopter des logiciels plus évolués, même parmi celles n’ayant pas encore mis en œuvre de solutions multi-constructeurs.
Cette évolutiondu marché se produit pour une variété de raisons : le climat économique actuel force les banques à réexaminer leurs coûts et à se recentrer sur l’efficacité ; les solutions globales d’un seul fournisseur se développent ; les lignes de démarcation du réseau disparaissent et l’innovation est facilitée ; la norme XFS est mieux acceptée en tant que standard avec moins de divergences entre l’exécution de différents fournisseurs. Tous ces facteurs font progressivement tomber les freins au changement.
 
B : Quels avantages, notamment financiers, les solutions intégrées peuvent- elles apporter aux banques ?
 
A :  C’esttoujours difficile à dire car l’on trouve d’immenses différences d’une banque à l’autre selon le mode de fonctionnement du système existant. Si l’on considère par exemplelecoût du matériel de base, on peut réaliser d’énormes économies en passant d’une installation conventionnelle basée sur HP à une architecture fondée sur leweb.
Même un environnement HP de faible dimensions’avère coûteux à entretenir ; les coûts associés à une installation équivalente en environnement Java EEsont en comparaison bien plus modestes.
Si l’on considère l’ensemble du réseau, au-delà du matériel de base, alors les économies potentielles sont encore plus substantielles. Si l’on élimine par exemple une ou deux interventions techniques imprévues sur chaque automate par an, grâce à l’emploi d’un système de supervision et de télésurveillance intégré, les coûts de maintenance s’en trouvent radicalement réduits.
Faire le choix d’une solutionmulti-constructeurs peut également permettre de réaliser des économies notables, avec toutefois des écarts d’un marché à l’autre. Le choix d’un logiciel multi-constructeurspermet de sélectionner le meilleurdu matériel. S’il ne s’agit pas toujours du moins cher à l’achat, il génère souvent  des économies directes en termes de coût complet, ainsi que des économies indirectes de par sa capacité à fournirde nombreuses transactions et services attendus par l’utilisateur final.
La question de l’introduction de nouvelles opérations sur automate afin d’accroître le chiffre d’affaires ou de réduire les coûts est un sujet brûlant, et la réussite ou l’échec de ces nouveaux types de transactions dépend et du marché et de la banque. L’adoption par les clients de ces transactions peut être significative, et il n’est pas inhabituel de trouver des cas où les transactions pouvant générer directement des recettes représentent plus de 6 % du volume total des transactions.
Toutefois les banques doivent bien réfléchir aux types d’opérations adéquats à déployer sur le canal automate et à leur capacité à motiver les clients à les utiliser. S’il est improbable que ces opérations puissent jamais couvrir les coûts de l’ensemble du réseau, elles peuvent y contribuer de manière importante.
 
B : Les logiciels de libre-service peuvent-ils aider les banques à transférer davantage de transactions du guichet aux canaux libre-service ?
 
A : Il existe de bons exemples de stratégies de libre-service de banques ayant réussi à réduire les coûts des transactions de guichetqualifiées de faible valeur ajoutée grâce à un modèle de libre-service complet ou « assisté ».  Ceux-ci ont clairement permis à ces banques de réaliser des économies et de proposer de nouveaux services sur le canal automate. Toutefois le niveau de succès dépend fortement de la volonté de la banque de conduire le changement et d’encourager l’acceptation de la part des clients.
 
B : Une telle démarche est-elle utile seulement pour les grandes banques ?
 
A :  Le réponse courte est non. Dans tout marché doté d’une bonne base installée de cartes bancaires, le libre-service est désormais le point d’interaction principal entre la banque et ses clients. Toute banque sachant exploiter au maximum ce canal d’interaction avec sa clientèle en tire un avantage concurrentiel.
En définitive, cet avantage sera dicté par les moyens techniques employés pour la prestation des services. Un logiciel multi-constructeur est un moyen clé pour la banque de tirer profit des meilleures techniques disponibles, et si ce logiciel est de plusintégré au sein d’une architecture web, il donnera aux banques la souplesse leur permettant d’apporter de l’innovation et de nouveaux services à valeur ajoutéeà leur clientèle de manière rapide et rentable.
 
B : Comment la solution d’Auriga pour le canal automate fonctionne-t-elle ?
 
A : La solution d’Auriga est fondée sur une nouvelle approche, réunissant en une solution complète les différents modules pour exploiter un parc d’automates (module de GDG, télésurveillance/supervision , application automate, marketing personnalisé, télédistribution, etc.) habituellement fournis par différents fournisseurs.
Du point de vue technique, ceci permet d’avoir un seul acteur concepteur des logiciels utilisés sur le canal automate.  De plus,  la solution permetde se libérer des protocoles automates traditionnels et de profiter pleinement des dernières technologies du web pour gérer l’ensemble du réseau automates et livrer du contenu sur les terminaux libre-service. Cette démarche à travers une architecture web se montre bien plus efficace et souple que les protocoles traditionnels ; une gamme plus vaste de transactions peut être proposée et l’expérience client est améliorée.
De plus, la solution gère à la fois les éléments techniques et commerciaux au sein d’un même système, pour une supervision du canal automate dans son ensemble au-delà du seul réseau. En conséquence, les banques ont une compréhension bien plus fine de l’utilisation effective du réseau, leur permettant de planifier l’avenir en fonction de la performance concrète de ce canal.
Une large gamme  de transactions est rendue possible par l’architecture qui renforce l’intégration avec les autres canaux. Ceci signifie que le libre-service fait désormais partie d’une expérience client homogène, offrant aux clients plus de choix et de souplesse pour leurs interactions avec leur banque. Pour parler marketing, ceci améliore la profondeur et l’ampleur de la relation client ainsi que leur fidélité, réduisant la probabilité qu’ils changent de banque.
En définitive, c’est une question de coût, de performance et d’expérience utilisateur. En passant des protocoles traditionnelsaux technologies web, on peut dans bon nombre de cas accroître la disponibilité du réseau, réduire les coûts d’achat de matériel et logiciels, tout en améliorant l’expérienceclient en leur offrant plus d’innovation et de services à valeur ajoutée.
 
B : A quels défis les banques doivent-elles faire face en adoptant cette solution et quel soutien leur apportez-vous ?
 
A : S’il ne faut pas sous-estimer le travail que représente la passage d’une application à une autre, nombre des problèmes perçus peuvent aisément être évités grâce à une bonne gestion du projet. L’un des domaines clé dans ce processus est la phase de test et de certification de la solution finale, domaine où les éditeurs de logiciels ont bien souvent échoué dans le passé. Il ne sert à rien d’avoir le meilleur produit au monde si son déploiement se passe mal à cause de problèmes de test et d’intégration dans l’existant de la banque.
Auriga s’est beaucoup investi pour assurer que le produit soit aussi facile à tester que possible mais aussi pour que les ressources adéquates soient disponibles en support au client, pour assurer la meilleure transition possible et une correcte gestion du projet de refonte du canal automate. Dans ce domaine, Auriga bénéficie de son expérience en Italie, où le processus de certification est parmi les plus stricts en Europe. C’est donc certainement l’un des domaines où nous apportons et continuerons d’apporter une grande valeur ajoutée à nos clients.

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