La gestion des automates requiert une approche intégrée

La gestion des automates requiert une approche intégrée

L’utilisation de logiciels de gestion et de supervision des automates est bien établie en Europe, et des solutions du commerce évoluées prennent le pas sur les solutions propriétaires.
 
Banking Automation Bulletin s’est récemment entretenu avec Auriga des tendances actuelles du marché de la gestion des automates bancaires. Auriga est éditeur de logiciels pour la banque de détail et de solutions multicanales, et connaît un grand succès en Italie, son marché d’origine, où ses produits équipent près de la moitié des automates. La solution libre-service d’Auriga englobe un grand nombre d’éléments de la chaîne de valeur, ce qui lui donne une perspective unique et large du marché.
 
Banking Automation Bulletin (B) :Quelle est la vision d’Auriga du marché des automates bancaires et notamment de la demande des banques pour des solutions évoluées ? Observez-vous une croissance des logiciels multi-constructeurs et multicanaux ainsi quede la diversité des transactions disponibles sur automate ?
 
Auriga (A) : Le marché des logiciels est encore en croissance, quoique à un rythme légèrement plus faible; dans la plupart des marchés, les constructeurs de matériel dominent encore le secteur. Cet état de fait évolue lentement au fur à mesure que les banques voient les applications multi-contructeurs faire leurs preuves, mais de nombreuses banques utilisent encore le logiciel du constructeur.
L’utilisation de solutions multicanales monte également en puissance, mais surtout du fait la convergence d’internet et des canaux mobiles plutôt que du fait d’une décision consciente. Ceci peut être attribué en grande partie aux mobiles tels que l’iPhone, qui sont non seulement dotés de capacités avancées mais qui permettent aussi de distribuer des applications aux utilisateurs. Ce nouveau contexte pousse les banques à réexaminer le concept multicanal et à rechercher des sources d’efficacité dans leurs canaux par la réutilisation de la logique métier existante.
Quant à la diversité des transactions, je pense que le canal automate représente encore une dichotomie pour les banques : c’est un service essentiel aux yeux des clients et qui représente un coût ; mais il est aussi vu comme un outil sous-exploité en tant que source de revenus. Bien souvent, le seul service proposé à l’automateest la distribution de billets, la justification principale étant que les autres services pourraient ralentir le réseau aux heures de pointe en détournant les ressources de la distribution de billets.
Même si ce raisonnement a ses fondements, il n’est pas entièrement justifié. Certaines banques innovatrices proposent une gamme d’opérations plus large, allant du simple retrait de billets à l’achat de places de théâtre. Une banque cliente d’Auriga propose ainsi sur son réseau un choix de 60 transactions différentes ; et sa charge de données d’opérations aux heures de pointe de retrait de billets n’est pas différente de celle d’un réseau de simples DAB.
Le facteur différenciant d’une banque à l’autre est surtout la gamme d’automates installés. En général, les banques qui proposent le dépôt intelligent ont tendance à proposer aussi d’autres services, dans le but de rentabiliser l’investissement substantiel réalisé pour le canal automate.
 
B : Que pense Auriga du marché de la gestion/supervision d’automates ? Comment les banques gèrent-elle leurs automateset pourraient-elles en retirer davantage ?
 
A : Les solutions de libre-service d’Auriga incorporant un nombre d’éléments habituellementfournis par différents prestataires, sa conception de la gestion/supervision d’automatesse distingue des autres acteurs du marché. A cet égard, Auriga voit une grande marge d’amélioration possible pour les dispositions de supervisionactuelles des banques.
La plupart des banques emploient encore des systèmes de gestiondistincts des applications des automates, provenant souvent de fournisseurs différents. Bon nombre de ces systèmes utilise les protocoles de l’hôte pour recevoir les informationssur l’état des automates et envoyer les demandes de mise à jour d’état aux automates. Si l’utilisation d’agents pour recueillir activement les données des automates se développe, ce n’est pas encore la norme. Pour de nombreuses banques, ceci signifie que la surveillance n’est qu’un outil réactionnel, répondant à un nombre limité d’alertes et notifications.
Notre conviction est que la solution idéale est une application de surveillanceintégrée permettant un contrôle unifiéde l’applicationautomate et du matériel, et même idéalementdu serveur d’autorisation. Ainsi la solutionde surveillancedevient proactive plutôt que réactive, un élément de la solution plutôt qu’un simple outil d‘envoi de rapports et de statistiques.
Par exemple, les alarmes provenant d’un problème matériel sur un automate, tel que le lecteur de carte, peuvent souvent être résolues en réinitialisant l’élément en question. En l’absence d’intégration de l’application et del’outil de supervision, ce dernier ne pourra pas lancer cette intervention automatiquement, alors qu’en cas d’intégration, le problème pourra bien souvent être résolu sans intervention humaine.
La possibilité de gérer et de superviser le réseau activement a des conséquences positives sur les coûts, le temps de disponibilité/la continuité du service et l’efficacité du canal automate. De surcroît, la supervision intégrée du canal apporte à la banque les données lui permettant d’identifier les forces et faiblesses du réseau plus facilement et de s’organiser en conséquence.
 
B : Quelles sont à votre avis les tendances et développements de la supervision d’automates?
 
A : L’on trouve les meilleurs indicateurs des tendances de la surveillancedans le secteur de la distribution, qui a une bien meilleure compréhension des habitudes des consommateurs dans les magasins que le secteur bancaire n’a de ses clients.
Ces deux secteurs d’activité ont des modèles économiques bien établis. Mais le secteur de la distribution est plus disposé à tenter de nouvelles expériences, de par son exploitation des données recueillies sur les clients et les canaux. Dans le secteur financier, la plupart des banques disposent de données, mais de manière dispersée dans différents systèmes, ce qui en rend l’exploitation plus difficile. Ce qui nous ramène à deux observations : premièrement, la conception d’Auriga de la surveillanceen tant qu’ensemble d’outils intégrés, et deuxièmement, la position de l’automate en tant que centre de coût ou source de revenus.
Le niveau d’investissement requis par le canal automate est significatif, et le climat économique actuel met l’accent sur la question dépense ou recette. Pour de nombreuses banques, les commissions interbancaires ne suffisent pas à couvrir le coût du réseau, et elles recherchent donc d’autres moyens de rentabiliser le canal automate.
Transférer plus de transactions du guichet à un automate intelligent permet de réaliser des économies, mais ceci augmente aussi la complexité et le coût du canal libre-service. Plus grande est la complexité du canal et plus vaste la gamme de transactions possibles, plus important est le défi pour la solution de surpervision, notamment à cause des données qu’il faut aux banques pour comprendre non seulement quelles parties physiques du réseau fonctionnent mais aussi ce que les clients utilisent et comment. En conséquence, la tendance est celle de solutions de surveillanceplus intégrées, apportant une vision globale du réseau, dont l’état du matériel, la gestion des espèces, le données des transactions avec des fonctions de back-office pour la gestion des alertes, etc.
 
B : Auriga se développe à l’international, quels sont ses leviers de croissance et de réussite ?
 
A :  Auriga travaille avec succès avec des institutions financières depuis 1992 et gagne sans cesse de nouveaux clients. Sa réussite est en grande partie due à la souplesse et à l’envergure de ses solutions. Dans le domaine du libre-service, la solution englobe le pilotage des automates, le serveur d’autorisation, la surpervision, la télédistribution de logiciels et de messages commerciaux, en plus de l’application installée sur les automates. Cette conception intégrée du canal offre de nombreux avantages et apporte des réponses aux questions de coût global et d’utilisation du canal en tant que centre de contact. C’est ainsi qu’Auriga occupe une position assez unique sur le marché.

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