A la découverte des collaborateurs Auriga : Vincent Dornic

A la découverte des collaborateurs Auriga : Vincent Dornic

Dans le cadre de notre série de blogs « A la rencontre de notre équipe », nous avons souhaité mettre en avant le profil et le talent de nos collaborateurs chez Auriga. Ce…

Vincent Dornic – AurigaDans le cadre de notre série de blogs « A la rencontre de notre équipe », nous avons souhaité mettre en avant le profil et le talent de nos collaborateurs chez Auriga. Ce mois-ci, nous vous présentons Vincent Dornic, Directeur de Projet, son rôle au sein de la société ainsi que son point de vue sur les problématiques actuelles des banques françaises, l’avenir du DAB ou le mythe d’une société sans cash.

Quel est votre rôle au sein d’Auriga ? Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

Je suis Directeur de Projet chez Auriga où j’ai une double casquette puisque je suis en charge à la fois de delivery pour les projets en cours et du support avant-vente sur la zone francophone. De par l’organisation fluide d’Auriga, je pourrais très bien être amené à travailler sur d’autres zones géographiques, faisant partie de l’entité Professional Services. J’ai rejoint l’aventure Auriga il y a maintenant deux ans mais, évoluant dans le secteur bancaire depuis de nombreuses années, je connais la société depuis bien plus longtemps.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez Auriga ?

Trois points forts ont retenu mon attention chez Auriga hormis le capital sympathie de l’équipe.

Auriga est avant tout une entreprise avec une ambition internationale bien marquée et je tenais à conserver cet aspect dans mon quotidien.

Ayant travaillé aussi dans le monde pur de l’intégration, j’ai une nette préférence pour les éditeurs de logiciel comme Auriga. La nature et la pérennité de la relation client n’est pas la même et correspond plus à mon mode de fonctionnement consistant à créer une relation client de confiance et donc s’inscrivant dans la durée.

Enfin dernier point et, pas des moindres, le potentiel de développement d’Auriga à l’international grâce à sa capacité d’innovation. J’ai très envie de participer à ce développement.

Quelles sont les problématiques actuelles des banques françaises ? Voyez-vous une évolution à part entière ces dernières années ?

Si l’on considère leurs évolutions au cours des dernières années par rapport aux Fintechs et aux GAFAM, les banques françaises ont un retard significatif. Sur le canal ATM et le type de projets qui y sont rattachés, elles sont encore sur un mode d’organisation et des architectures très marquées 80-90, avec des processus complexes qui ne permettent pas une réelle agilité. Elles sont de plus « handicapées » par une infrastructure informatique très segmentée, en silo, qui ne favorise pas la créativité et l’agilité coté services clients.

Par exemple dans le cadre de la refonte des agences, les applications de gestion des automates bancaires étant en silo, il peut être complexe à intégrer dans la création de nouveaux concepts d’agence. Nous avons encore vu des cas récemment alors que l’ensemble des équipements et logiciels devraient être au service de la création de parcours clients à valeur ajoutée. Aux freins technologiques s’ajoute également un frein lié à la culture interne et aux processus des banques pour la mise en œuvre de nouveaux services. Des projets simples, qui pourraient être développés en quelques mois pour suivre le rythme des Fintechs et des GAFAM, peuvent parfois prendre des années.

Cependant, je crois par exemple que la réglementation PSD2, qui pourrait être perçue de prime abord comme une contrainte réglementaire de plus, peut présenter une réelle opportunité de faire évoluer la situation plus vite. Cette règlementation induite une incitation à déconstruire la gestion en silo en mettant en place des interfaces plus ouvertes et plus accessibles à des tiers. Cette nouvelle organisation va aussi permettre aux banques d’offrir de nouveaux services plus rapidement. En effet, étant propriétaire de la mise en œuvre des interfaces PSD2, les banques pourront être plus réactives un peu comme Microsoft jouit d’un avantage de fait avec l’intégration de IE nativement dans Windows même si la réglementation impose une désimbrication. Les tiers agrégateurs devant suivre les formats et protocoles de multiples banques seront défavorisés par rapport aux banques qui, désirant servir en premier leurs propres clients, pourront intégrer plus rapidement leur propre et unique interface.

Peut-être une réelle opportunité pour les banques de rattraper le retard sur les Fintechs et les GAFAM !

Quel avenir pour le DAB en France ?

En France, les banques sont dans une logique de diminution du TCO sur les DAB. Cette tendance générale est à mettre en relation avec la diminution du nombre d’agences. Cependant, nous sommes loin de la chronique annoncée de la mort du cash. Même si le secteur est en pleine mutation, les ATM ne vont pas disparaitre. Si l’on regarde aujourd’hui la technologie du billet de banque, aucune technologie de dématérialisation n’est à même de présenter un niveau équivalent de sécurité tout en conservant la fluidité des échanges. Cela peut être vrai dans les pays ou la monnaie est limitée géographiquement et où la valeur intrinsèque de la monnaie est faible mais sur une plaque comme l’Euroland, cela n’a pas de sens. On n’imagine pas sérieusement remplacer è grande échelle des euros par de simples SMS. Donc il est claire que de nouvelles technologies cashless vont émerger et se pérenniser mais elles ne remplaceront pas le cash, du moins ni à court, ni à moyen terme.

Pour vous la société sans cash : mythe ou réalité ?

Donc mythe. La part du cash va rester importante en France. Il y a un besoin qui reste à couvrir qui ne sera pas pris en charge par d’autres technologies avant très longtemps. Les pays qui ont voulu se tourner vers une société complètement sans cash, tel que la Suède, font actuellement marche arrière. Il est très rare qu’une nouvelle technologie remplace complétement une précédente. Même l’ampoule n’a pas complétement tué la bougie même si l’on peut penser que la part de marché de la bougie est très faible par rapport à celle de l’ampoule. La part de marché du cash restera elle très significative et très longtemps.

 

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