De l’importance des DAB et des agences pour les commerces

De l’importance des DAB et des agences pour les commerces

Dab Banque

En France, la création d’entreprises est en plein essor. L’Observatoire des PME de Bpifrance enregistre, dans le cadre de la 14ème édition du Rapport annuel sur l’évolution des PME et des ETI en France, une hausse de 7% en 2017, point le plus haut depuis 2010.

Par ailleurs, le secteur des commerces de proximité est en constante progression depuis 5 ans et affiche un chiffre d’affaires de 11 milliards d’euros en 2017 répondant ainsi à un besoin toujours plus croissant de la part des consommateurs Français.

Ainsi, étant donné leurs importances pour l’économie française, toutes les actions permettant de soutenir la croissance de ces entreprises devraient être mises en œuvre.

L’accès aux distributeurs et aux agences bancaires est l’un des points clés pour leur activité, pour trois raisons principales : la demande des consommateurs, les coûts associés au paiement par carte et les services fournis en agences.

Selon une étude de la BCE, les banques françaises ont fermé depuis 2007 5% de leurs agences, soit environ 2 000 points de vente.

Cette réduction du réseau d’agences et en conséquence de leurs distributeurs affecte fortement les commerces, plus particulièrement leur gestion quotidienne et leur activité commerciale.

En effet, en volumes, le cash reste à ce jour utilisé pour 68% des achats; autrement dit sans espèces peut parfois rimer avec moins de ventes.

Pourquoi l’accès aux distributeurs et aux agences est essentiel pour les commerces ?

Les commerçants au même titre que les consommateurs ont besoin des distributeurs de proximité

Beaucoup de consommateurs sont attachés au cash et préfèrent encore régler leurs achats du quotidien en espèces.

Comme le révèle le sondage Ifop pour Brink’s France, plus de quatre Français sur cinq assurent qu’ils ne pourraient pas se passer des espèces continuant à les utiliser massivement pour les petits achats du quotidien ; le cash est ainsi utilisé dans 71% des cas pour les paiements inférieurs à 20 euros.

Les commerces doivent pouvoir répondre à cette demande. La mise en place du cash-back par certains commerçants ne fera qu’accentuer ce besoin de disposer de cash de la part des commerçants. Ces derniers doivent également être en mesure de déposer régulièrement leurs recettes.

Les achats par cartes bancaires représentent un coût pour les commerçants

L’accès aux distributeurs est essentiel pour les commerces de proximité, tels que les marchands de journaux et les épiceries de quartier, puisque les paiements par carte bancaire représentent pour eux encore un coût conséquent malgré la série de mesures mise en place par l’ancien ministre des Finances Michel Sapin en 2015 pour favoriser le développement des paiements électroniques telle que l’apparition des TPE sans contact.

Parmi les frais qui restent à la charge des commerçants : l’acquisition ou la location d’un TPE, parfois même un abonnement mensuel mais également une commission interchange sur chacune des transactions (entre 0,20% pour les cartes prépayées et à débit immédiat ; 0,30% pour les cartes à débit différé et débit/crédit).

Les agences bancaires apportent des services à valeur ajoutée aux commerces

Les commerces ont besoin des services proposés par les agences, du dépôt d’espèces aux emprunts en passant par le conseil financier.

Les banques ont tout intérêt à proposer ce type de services, puisque de nombreux commerces ont aussi besoin d’un compte courant.

Mais pour se rendre en agence aux heures d’ouverture, ils doivent bien souvent fermer leur commerce plus tôt au risque de perdre des clients, d’autant plus s’ils sont loin d’une agence, comme en zone rurale ou insulaire, sans compter les coûts de déplacement.

Dans ces zones, l’accès aux services bancaires en ligne peut parfois être plus limité, ce qui rend les distributeurs et agences encore plus essentiels à leur activité.

Aux maux, des solutions technologiques

Problème : L’accès à Internet et aux services bancaires en ligne est plus limité en zone rurale
Solution : Les automates et agences de proximité

Si de nombreux services bancaires sont disponibles en ligne, les commerces en zones rurales et excentrées sont plus exposés aux pannes d’électricité, d’internet ou de réseau ce qui peut rendre parfois problématiques les paiements par carte passant majoritairement par Internet.

Les agences sont ainsi très importantes pour les commerces en zone rurale. Les automates équipés de liaison vidéo, où les clients peuvent contacter un conseiller 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ont fait leurs preuves, comme au Portugal où la banque Millennium BCP peut ainsi répondre aux besoins de ses clients en dehors des heures d’ouverture à moindre coût.

Problème : Les commerces ont besoin de déposer leurs espèces tous les soirs
Solution : La mutualisation des équipements par les banques

Les commerces qui reçoivent des règlements en espèces souhaitent pouvoir déposer leur recette à la banque le soir, après la fermeture des agences. Externaliser leurs automates ou partager leurs agences avec d’autres enseignes pourraient permettre de palier à la fermeture des agences bancaires mais aussi réduire les coûts de gestion pour les banques et être ainsi une solution à ce problème pour les commerces.

C’est dans cette logique de mutualisation, qu’au centre commercial d’Aéroville, a été mis en place, à travers le transporteur de fonds Loomis, un centre de gestion du cash dédié aux commerçants du centre et aux clients des banques telles que la BNP Paribas, la Société Générale, LCL et le Crédit Mutuel-CIC. Depuis mars 2016, les commerçant peuvent déposer leurs espèces dans un local discret multimarques.

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